Cinq médicaments ont été homologués
pour le traitement de la sclérose en plaques (SP) au
Canada. Quatre d’entre eux, AvonexMD, BetaseronMD, CopaxoneMD et RebifMD,
sont des immunomodulateurs, alors que le cinquième,
TysabriMD, est un inhibiteur sélectif
des molécules d’adhésion. Lors de vastes
essais cliniques, tous ces médicaments ont eu un effet positif
direct sur l’évolution de la SP. C’est pourquoi
on les dit « modificateurs de l’évolution de
la SP » ou immunomodulateurs.
Choisir
un traitement contre la SP fournit
des renseignements bien mesurés
sur les options thérapeutiques
actuelles. Utilisé avec son document
d’accompagnement, ce DVD aidera
les gens à choisir le traitement
contre la SP qui leur conviendra le mieux.
Vous trouverez ci-dessous de brèves informations sur chacun de ces médicaments, mais le présent
survol n’a pas pour but de les comparer, ni d’approuver ou de recommander l’un ou l’autre d’entre
eux. Ce document a été préparé par la Société canadienne de la sclérose en plaques, et le conseiller
médical l’a revu pour en vérifier l’exactitude.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces cinq médicaments ou sur la prise en charge de la
SP, veuillez consulter votre médecin ou votre division de la Société canadienne de la sclérose en plaques,
au 1 800 268-7582.
Le coût annuel des traitements modificateurs de l’évolution de la SP est variable et il se situe entre 20 000
et 40 000 $. Le coût réel d’un traitement dépend de divers facteurs : médicament prescrit, posologie, prix établi à l’échelle provinciale, frais additionnels payés à la pharmacie ou à la clinique, frais d’exécution
d’ordonnance, etc.
La Société est consciente que les programmes de remboursement et d’accessibilité varient d’une
province à l’autre et elle tente par tous les moyens de s’assurer que les personnes qui pourraient bénéficier
de ces médicaments y aient accès. Pour en savoir davantage sur ce sujet, veuillez communiquer
avec votre division, au 1 800 268-7582.
La publication de la présente mise à jour a été rendue possible grâce à
une subvention inconditionnelle à l'éducation de Teva Neuroscience.
Avonex
Avonex (interféron bêta-1a) est un type de protéine, appelée « interféron bêta », qui est obtenue par génie
génétique (série de techniques utilisées pour réunir des segments d’ADN), à partir de lignées de cellules de
mammifères. L’interféron bêta est élaboré de façon naturelle dans l’organisme, en réponse à l’action de
divers facteurs déclencheurs, dont les virus. Avonex exerce ses effets en bloquant l’activité de certaines
cellules immunitaires et en limitant leur passage dans le système nerveux central, où elles participent à la
réaction inflammatoire et s’attaquent à la myéline (gaine isolante qui protège les fibres nerveuses et favorise
leur bon fonctionnement).
INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE Santé Canada a homologué Avonex en 1998 pour le traitement de la forme
cyclique (poussées-rémissions) de SP, dans le but de freiner la progression de la
maladie, de diminuer la fréquence des poussées de SP et de réduire le nombre
et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’imagerie par résonance
magnétique (IRM). L’IRM s’avère un outil extraordinaire pour visualiser le
cerveau, la moelle épinière et d’autres parties du corps. Elle est souvent utilisée
dans la SP pour repérer les zones d’inflammation.
En 2003, Santé Canada a homologué Avonex pour le traitement des personnes
dont l’état risque d’évoluer vers une SP cliniquement certaine (SPCC), dans le
but de retarder l’apparition de cette maladie et de diminuer le nombre et le
volume des lésions cérébrales actives révélées par l’IRM. Avonex ne peut être
prescrit qu’aux patients dont l’état risque d’évoluer vers une SPCC qui présentent
des lésions à l’IRM cérébrale. De plus, avant d’instituer un traitement par
Avonex, il convient d’éliminer toute autre maladie possible.
DOSE La dose recommandée de Avonex est de 30 µg,
une fois par semaine.
ADMINISTRATION Avonex est administré par auto-injections
intramusculaires (dans un muscle), une fois par semaine. Ce médicament est offert dans
une seringue pré-remplie.
EFFETS INDÉSIRABLES Les effets indésirables les plus fréquents de Avonex comprennent le syndrome
pseudogrippal (fatigue, frissons, fièvre, douleurs musculaires et sudation). La
plupart d’entre eux ont tendance à disparaître avec le temps.
Parmi les effets indésirables moins fréquents, mentionnons des réactions au
point d’injection (oedème, rougeur, changement de couleur et douleur), certains
troubles du foie, du sang et de la thyroïde, ainsi que des réactions allergiques et
la dépression.
ANTICORPS NEUTRALISANTS Chez certaines personnes traitées par l’interféron bêta, il y a production d’anti-
corps neutralisants. On ne sait pas toutefois si ces anticorps « neutralisent »
complètement les bienfaits cliniques du traitement, quoique certaines études
aient montré qu’une augmentation de leur nombre était associée à une diminution
de l’efficacité du traitement. Le nombre d’anticorps observé chez les
personnes traitées par Avonex est moindre que celui qui a été mesuré chez les
personnes traitées par les deux autres interférons bêta. Les recherches se poursuivent
dans ce domaine ainsi que sur la mise au point d’une méthode standardisée
pour déceler ces anticorps.
NUMÉRO D’IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT 02237770 ; 02269201 pour les seringues pré-remplies
REMBOURSEMENT DU COÛT Une bonne partie du coût du médicament peut être remboursée aux personnes
qui répondent aux critères de prescription, et ce, en vertu de régimes d’assurance
privée ou collective ou de programmes de médicaments provinciaux.
CRITÈRES DE REMBOURSEMENT L’aide financière accordée varie selon les provinces et les assureurs privés. Pour être remboursée, une personne doit, dans la plupart des cas, être atteinte d’une
forme cyclique (poussées-rémissions) active de SP (ayant subi au moins une ou
deux poussées dans l’année ou les deux années précédant le début du traitement)
et être ambulatoire. La définition du terme « ambulatoire » varie selon les
programmes de médicaments provinciaux et les régimes d’assurance privée ou
collective. L’Ontario et le Québec remboursent le coût de Avonex aux
personnes qui sont exposées à un risque élevé de SP et qui répondent à des
critères précis. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le remboursement
des traitements de la SP, veuillez communiquer avec votre division, au
1 800 268-7582, ou avec le bureau du gouvernement provincial le plus près de
chez vous (Les numéros de téléphone
sont répertoriés sousPour
obtenir de plus amples renseignements sur les régimes
d’assurance-médicaments provinciaux).
RÉSULTATS DES ESSAIS CLINIQUES
Essais
cliniques
Note : De nombreux essais cliniques ont été menés sur chacun des médicaments
modificateurs de l’évolution de la SP. Nous livrons ci-dessous les résultats
de ceux sur lesquels se sont basés 1) Santé Canada, pour homologuer les
médicaments aux fins de prescription et de vente au Canada, 2) les ministères
provinciaux de la Santé, pour inclure ces médicaments dans leur programme de
médicaments remboursables ou pour élargir leurs critères d’admissibilité.
Essais cliniques sur la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP
Étude MSCRG
MSCRG: Multiple Sclerosis Collaborative Research Group Study
(Étude du groupe de recherche coopérative sur la sclérose en plaques) Dans cet essai, 301 personnes présentant une forme cyclique (pousséesrémissions)
de SP ont été traitées par Avonex à une dose de 30 μg, une fois par
semaine, ou ont pris un placebo (substance inactive), pendant plus de deux
ans. Selon les résultats de l’étude, Avonex a permis d’allonger la période de
temps écoulé avant une progression soutenue des incapacités ; la proportion de
patients ayant progressé a été réduite de 37 pour cent (21,97 pour cent contre
34,9 pour cent). Avonex a également réduit la fréquence des poussées de 18 à
32 pour cent, comparativement au placebo ainsi que le nombre de lésions cérébrales
mises en évidence par l’IRM1. [JACOBS, L.D., et
autres. Ann Neurol, vol. 39, 1996, p. 285-294.]
Essais cliniques : épisode unique évoquant la
SP
Étude CHAMPS
CHAMPS : Controlled High-Risk Subjects
Avonex Multiple Sclerosis Prevention Study (Étude contrôlée
sur Avonex visant à prévenir la SP chez des personnes
dont le risque de développer cette maladie était élevé)
Cette étude avait pour but de voir si Avonex pouvait réduire le taux d’apparition
d’une SP cliniquement certaine chez les personnes ayant présenté un seul épisode de troubles neurologiques évoquant la SP (par ex., un trouble lié au nerf
optique, au cervelet ou à la moelle épinière), mais chez qui on n’avait pas
encore diagnostiqué la SP. Au total, 383 personnes ont été traitées par Avonex
ou ont reçu le placebo durant une période allant jusqu’à trois ans. Le traitement
par Avonex a entraîné une réduction de 44 pour cent du risque de subir une
seconde poussée dans le cours de cette période de trois ans2. [JACOBS, L.D., et autres.
N Engl J Med, vol. 343, p. 898-904.]
ESSAIS CLINIQUES EN COURS Un certain nombre d’essais cliniques sur les cinq modificateurs de l’évolution
de la SP sont actuellement en cours. Ils ont pour but d’évaluer l’efficacité de
doses différentes de ces médicaments et de voir si l’association de plusieurs
d’entre eux pourrait être bénéfique. Pour obtenir de plus amples renseignements
sur les essais cliniques en cours, veuillez consulter le site Web de la Société
canadienne de la sclérose en plaques, à l’adresse www.scleroseenplaques.ca, et cliquer sur « Recherche ».
Betaseron (interféron bêta-1b) est un type d’interféron bêta obtenu par génie génétique (série de techniques
utilisées pour réunir des segments d’ADN), à partir de lignées de cellules bactériennes. L’interféron bêta est élaboré de façon naturelle dans l’organisme, en réponse à l’action de divers facteurs déclencheurs, dont les
virus. Betaseron exerce ses effets en bloquant l’activité de certaines cellules immunitaires et en limitant leur
passage dans le système nerveux central, où elles participent à la réaction inflammatoire et s’attaquent à la
myéline (gaine isolante qui protège les fibres nerveuses et favorise leur bon fonctionnement).
INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE Santé Canada a homologué Betaseron en 1995 pour le traitement de la forme
cyclique (poussées-rémissions) de SP, chez les personnes ambulatoires, dans le
but de diminuer la fréquence des poussées. La forme cyclique (pousséesrémissions)
de SP se caractérise par une alternance de poussées et de rémissions
partielles ou complètes.
En 1999, Santé Canada homologuait Betaseron pour le traitement des
personnes atteintes d’une forme progressive secondaire de SP, dans le but de
freiner l’aggravation des incapacités et de réduire la fréquence des poussées.
L’état d’environ la moitié des personnes atteintes d’une forme cyclique (pousséesrémissions)
commence à se détériorer dans les dix premières années suivant le
diagnostic. Il est alors possible que leurs incapacités s’aggravent progressivement
et que des poussées continuent de survenir. Ce type d’évolution est
connue sous le nom de « progressive secondaire ».
Santé Canada a également homologué Betaseron pour le traitement des
personnes dont l’état risque d’évoluer vers une SP cliniquement certaine
(SPCC) et qui présentent au moins deux lésions à l’IRM cérébrale. Ce traitement
vise à retarder l’apparition d’une SPCC. Cela dit, avant d’instaurer un traitement
par Betaseron, il convient d’éliminer toute autre maladie possible.
DOSE La dose recommandée de Betaseron pour la forme cyclique (poussées-rémissions)
et pour la forme progressive secondaire est de 250 μg, tous les deux jours.
ADMINISTRATION Betaseron est administré par auto-injections sous-cutanées (sous la peau), tous
les deux jours. Il est présenté sous forme de poudre dans un flacon accompagné
d'une seringue pré-remplie de diluant (solution saline à laquelle le médicament
(poudre) doit être mélangé.)
EFFETS INDÉSIRABLES Les effets indésirables les plus fréquents de Betaseron comprennent le syndrome
pseudogrippal (fatigue, frissons, fièvre, douleurs musculaires et sudation) et des
réactions au point d’injection (oedème, rougeur, changement de couleur et
douleur). La plupart d’entre eux ont tendance à disparaître avec le temps.
Parmi les effets indésirables moins fréquents, mentionnons certains troubles du
foie, du sang et de la thyroïde, ainsi que des réactions allergiques et la dépression.
ANTICORPS NEUTRALISANTS Certaines personnes traitées par l’interféron bêta développent des anticorps
neutralisants. On ne sait pas toutefois si ces anticorps « neutralisent » complètement
les bienfaits cliniques du traitement, quoique certaines études aient montré
qu’une augmentation de ces anticorps était associée à une diminution de l’efficacité
du traitement. Les recherches se poursuivent dans ce domaine ainsi que
sur la mise au point d’une méthode standardisée pour déceler ces anticorps.
NUMÉRO D’IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT
02169649
REMBOURSEMENT DU COÛT Une bonne partie du coût du médicament peut être remboursée aux personnes
qui répondent aux critères de prescription, et ce, en vertu de régimes d’assurance
privée ou collective ou de programmes de médicaments provinciaux.
Le programme Combler l’écart a été mis sur pied dans le but d’apporter une
aide financière aux personnes qui sont assurées ou qui participent à un
programme gouvernemental de co-assurance ou dont le régime d’assurance
prévoit une franchise. Pour en apprendre davantage sur le sujet, composer le
1 800 977-2770.
CRITÈRES DE REMBOURSEMENT L’aide financière accordée varie selon les provinces et les assureurs privés. Pour être remboursée, une personne doit, dans la plupart des cas, être atteinte d’une
forme cyclique (poussées-rémissions) active de SP (ayant subi au moins une ou
deux poussées dans l’année ou les deux années avant le début du traitement)
et être ambulatoire. La définition du terme « ambulatoire » varie selon les
programmes de médicaments provinciaux et les régimes d’assurance privée ou
collective. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le remboursement
des traitements de la SP, veuillez communiquer avec votre division, au
1 800 268-7582, ou avec le bureau du gouvernement provincial le plus près de
chez vous (Les numéros de téléphone
sont répertoriés sousPour
obtenir de plus amples renseignements sur les régimes d’assurance-médicaments
provinciaux).
RÉSULTATS DES ESSAIS CLINIQUES Essais cliniques
Note : De nombreux essais cliniques ont été menés sur chacun des médicaments
modificateurs de l’évolution de la SP. Nous livrons ci-dessous les résultats
de ceux sur lesquels se sont basés 1) Santé Canada, pour homologuer les
médicaments aux fins de prescription et de vente au Canada, 2) les ministères
provinciaux de la Santé, pour inclure ces médicaments dans leur programme de
médicaments remboursables ou pour élargir leurs critères d’admissibilité.
Essais cliniques sur la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP
Groupe d’étude SP sur l’interféron
bêta
Dans l’essai clinique de ce groupe, 372 personnes atteintes d’une forme
cyclique (poussées-rémissions) de SP ont reçu soit Betaseron, à une dose de
1,6 mUI ou de 8 mUI, soit un placebo (substance inactive), durant deux ans.
Comparées au groupe placebo, les personnes traitées par Betaseron ont vu le
nombre de leurs poussées annuel diminuer d’environ 30 pour cent3. [THE IFNB
MULTIPLE SCLEROSIS STUDY GROUP. Neurology, vol. 43, 1993, p. 641-643.]
Comparativement au placebo, Betaseron a aussi permis de réduire de 80 pour
cent l’activité de la SP, mise en évidence par l’imagerie par résonance magnétique
(IRM)4. [PATY, D.W., et D.K., LI. Neurology, vol. 43, no 4, 1993, p. 662-667.]
L’IRM est un outil extraordinaire pour visualiser le cerveau, la moelle épinière et
d’autres parties du corps. Elle est souvent utilisée dans la SP pour repérer les
zones d’inflammation.
Essais cliniques dans la SP progressive secondaire
Étude européenne sur la forme progressive secondaire
de SP
Dans cette étude, 718 personnes atteintes d’une forme progressive secondaire
de SP ont reçu Betaseron ou un placebo durant une période allant jusqu’à trois
ans. Comparé au placebo, Betaseron a permis d’allonger la période de temps
écoulé avant une progression soutenue des incapacités de neuf à douze mois
et de réduire la fréquence des poussées de 31 pour cent5. [EUROPEAN STUDY
GROUP ON INTERFERON B-1B IN SECONDARY PROGRESSIVE MS. Lancet,
vol. 352, 1998, p. 1491-1497.]. Une autre analyse des clichés d’IRM a révélé
que Betaseron avait réduit le nombre de nouvelles lésions, comparativement au
placebo6. [MILLER, D.H., et autres. Ann Neurol, vol. 46, 1999, p. 850-859.] Les
résultats de la dernière analyse (suivi moyen de 35 mois) ont confirmé que l’effet
positif de Betaseron sur les poussées et sur la progression de l’incapacité était
supérieur à celui du placebo7. [KAPPOS, L. et autres. Neurology, vol. 57, 2001,
p. 1969-1975.]
Étude nord-américaine sur la forme progressive
secondaire
L’étude nord-américaine sur Betaseron a réuni 939 personnes atteintes d’une
forme progressive secondaire de SP. Betaseron a réduit la fréquence des poussées
et le nombre de lésions cérébrales révélées par l’IRM. Cela dit, on n’a pas
observé de différence significative entre le traitement par Betaseron et le
placebo pour ce qui est de l’allongement de la période de temps écoulé avant
une progression soutenue des incapacités8. [NORTH AMERICAN STUDY
GROUP ON INTERFERON BETA-1B IN SECONDARY PROGRESSIVE MS.
Neurology, vol. 63, 2004, p. 1788-1795.]
Essais cliniques : épisode unique évoquant la
SP
Étude BENEFIT
BENEFIT : Betaferon in Newly Emerging
Multiple Sclerosis for Initial Treatment (Emploi de Betaferon
comme
traitement initial des nouveaux cas de SP)
Cette étude avait pour but de voir si Betaseron pouvait réduire le taux d’apparition
d’une SP cliniquement certaine chez les personnes ayant subi un seul épisode de troubles neurologiques évoquant la SP (par ex., un trouble lié au nerf
optique, au cervelet ou à la moelle épinière) et présentant au moins deux lésions
cérébrales qui n’avaient eu aucune manifestation clinique, mais qui ont été
mises en évidence par l’IRM. Au total, 468 personnes ont été traitées par
Betaseron ou ont reçu un placebo durant une période allant jusqu’à deux ans.
La probabilité d’apparition d’une SP cliniquement certaine pendant la durée de
l’étude s’élevait à 45 pour cent dans le groupe placebo, alors qu’elle s’établissait à 38 pour cent dans le groupe Betaseron ; la réduction du risque absolu et
la réduction du risque relatif étaient de 17 pour cent et de 38 pour cent, respectivement9.
[KAPPOS, L., et autres. Neurology, vol. 67, 2006, p. 1242-1249.]
ESSAIS CLINIQUES EN COURS Un certain nombre d’essais cliniques sur les cinq modificateurs de l’évolution
de la SP sont actuellement en cours. Ils ont pour but d’évaluer l’efficacité de
doses différentes de ces médicaments et de voir si l’association de plusieurs
d’entre eux pourrait être bénéfique. Pour obtenir de plus amples renseignements
sur les essais cliniques en cours, veuillez consulter le site Web de la Société
canadienne de la sclérose en plaques, à l’adresse www.scleroseenplaques.ca, et cliquer sur « Recherche ».
COMPAGNIE Bayer HealthCare Produits pharmaceutiques PHARMACEUTIQUE
77, rue Belfield
Toronto (Ontario) M9W 1G6
AUTRES Source de renseignements supplémentaires à l’intention
des personnes RENSEIGNEMENTS atteintes de SP : SEP LeParcours,
1 800 977-2770.
Copaxone (acétate de glatiramère) est une protéine synthétique fabriquée à partir de quatre acides aminés
ressemblant sur le plan chimique à un constituant de la myéline (gaine isolante qui protège les fibres
nerveuses et favorise leur bon fonctionnement). Copaxone induit la production de cellules immunitaires qui
représentent un danger moindre pour la myéline.
INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE En 1997, Santé Canada homologuait Copaxone pour le traitement de la forme
cyclique (poussées-rémissions) de la SP, chez les personnes ambulatoires, dans
le but de diminuer la fréquence des poussées ainsi que le nombre et le volume
des lésions actives à l’IRM cérébrale. La forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP se caractérise par une alternance de poussées et de rémissions partielles
ou complètes.
En 2009, Santé Canada a homologué Copaxone pour le traitement des personnes
dont l’état risque d’évoluer vers une SP cliniquement certaine (SPCC), dans le
but de retarder l’apparition d’une SPCC et de diminuer le nombre et le volume
des lésions cérébrales actives ainsi que l’étendue de la maladie mis en évidence
par l’IRM cérébrale. Copaxone ne peut être prescrit qu’aux patients dont l’état
risque d’évoluer vers une SPCC qui présentent des lésions à l'IRM cérébrale.
De plus, avant d’instituer un traitement par Copaxone, il convient d’éliminer
toute autre maladie possible.
DOSE La dose recommandée de Copaxone est de 20 mg par
jour.
ADMINISTRATION Copaxone est administré par auto-injections sous-cutanées (sous la peau), tous
les jours. Il est offert dans des seringues pré-remplies, prêtes pour l’injection.
EFFETS INDÉSIRABLES Les effets indésirables les plus fréquents de Copaxone sont des réactions au
point d’injection.
Parmi les effets indésirables moins fréquents, mentionnons les symptômes
suivants qui surviennent immédiatement après l’injection : bouffées vasomotrices,
oppression thoracique, palpitations (rythme cardiaque irrégulier), anxiété
et difficultés respiratoires. Ceux-ci sont habituellement passagers et ne nécessitent
pas de traitement particulier.
ANTICORPS NEUTRALISANTS Les anticorps anti-acétate de glatiramère ne sont pas des anticorps neutralisants
et n’altèrent pas les principaux effets immunologiques de l’acétate de glatiramère.
NUMÉRO D’IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT 02245619
REMBOURSEMENT DU COÛT Une bonne partie du coût du médicament peut être remboursée aux personnes
qui répondent aux critères de prescription, et ce, en vertu de régimes d’assurance
privée ou collective ou de programmes de médicaments provinciaux.
Le Programme d’aide financière à l’achat de Copaxone offre une aide financière
aux personnes qui sont assurées ou qui participent à un programme
gouvernemental de co-assurance ou dont le régime d’assurance prévoit une
franchise. Pour en apprendre davantage sur le sujet, veuillez vous adresser à
Solutions Partagées, au 1 800 283-0034.
CRITÈRES DE REMBOURSEMENT
L’aide financière accordée varie selon les provinces et les assureurs privés. Pour être remboursée, une personne doit, dans la plupart des cas, être atteinte d’une
forme cyclique (poussées-rémissions) active de SP (ayant subi au moins une ou
deux poussées dans l’année ou les deux années avant le début du traitement)
et être ambulatoire. La définition du terme « ambulatoire » varie selon les
programmes de médicaments provinciaux et les régimes d’assurance privée ou
collective. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le remboursement
des traitements de la SP, veuillez communiquer avec votre division, au
1 800 268-7582, ou avec le bureau du gouvernement provincial le plus près de
chez vous (Les
numéros de téléphone sont répertoriés
sousPour obtenir de plus amples renseignements
sur les régimes d’assurance-médicaments
provinciaux).
RÉSULTATS DES ESSAIS
CLINIQUES
Essais cliniques
Note : De nombreux essais cliniques ont été menés sur chacun des médicaments
modificateurs de l’évolution de la SP. Nous livrons ci-dessous les résultats
de ceux sur lesquels se sont basés 1) Santé Canada, pour homologuer les
médicaments aux fins de prescription et de vente au Canada, 2) les ministères
provinciaux de la Santé, pour inclure ces médicaments dans leur programme de
médicaments remboursables ou pour élargir leurs critères d’admissibilité.
Essais cliniques sur la forme cyclique
(poussées-rémissions)
de SP
Essai sur Copaxone – Phase III
Dans cet essai clinique, 251 personnes atteintes d’une forme cyclique (pousséesrémissions)
de SP, réparties au hasard, ont reçu Copaxone ou un placebo,
durant deux ans. Le nombre de poussées survenues dans le groupe traité par
Copaxone était inférieur de 29 pour cent à celui du groupe témoin (placebo)10.
[JONHSON, K.P., et autres. Neurology, vol. 45, 1995, p. 1268-1276.]
Étude
canado-européenne basée sur l’IRM Dans cette étude, on a eu recours à l’IRM pour évaluer les effets de Copaxone
(suite) sur l’activité de la SP chez 239 personnes atteintes d’une forme cyclique
(poussées-rémissions) de cette maladie. L’IRM s’avère un outil extraordinaire
pour visualiser le cerveau, la moelle épinière et d’autres parties du corps. Elle
est souvent utilisée dans la SP pour repérer les zones d’inflammation. Les
clichés des participants traités par Copaxone révélaient moins de lésions cérébrales
que ceux des personnes qui prenaient le placebo. De plus, Copaxone a
réduit d’un tiers la fréquence des poussées, comparativement au placebo11. [COMI, G., et autres.
Neurology, vol. 49, 2001, p. 290-297.]
Essais cliniques : épisode unique évoquant la SP
Étude PreCISe sur le syndrome clinique isolé (SCI)
Cette étude avait pour but de voir si Copaxone pouvait retarder l’apparition
d’une sclérose en plaques cliniquement certaine chez les personnes ayant subi
un premier épisode de troubles neurologiques évoquant la SP (par ex. un
trouble lié au nerf optique, au cervelet ou à la moelle épinière) et présentant au
moins deux lésions à l’IRM cérébrale. Au total, 481 personnes ont été traitées
par Copaxone ou ont reçu un placebo durant une période allant jusqu’à trois
ans. D’après l’analyse intérimaire prévue, la probabilité d’apparition d’une SP
cliniquement certaine pendant la durée de l’étude s’élevait à 43 pour cent dans
le groupe placebo, alors qu’elle s’établissait à 25 pour cent dans le groupe
Copaxone ; la réduction du risque absolu et la réduction du risque relatif étaient
de 18 pour cent et de 45 pour cent, respectivement12. [Comi G. Résumé
LBS.003, AAN 2008.]
ESSAIS CLINIQUES EN COURS Un certain nombre
d’essais
cliniques sur les cinq modificateurs de l’évolution
de la SP sont présentement en cours. Ils ont pour but
d’évaluer l’efficacité de doses différentes
de ces médicaments et de voir si l’association
de plusieurs d’entre eux pourrait être bénéfique.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les essais cliniques
en cours, veuillez consulter le site Web de la Société canadienne
de la sclérose en plaques, à l’adresse
www.scleroseenplaques.ca,
et cliquer sur « Recherche ».
COMPAGNIE PHARMACEUTIQUE Teva Neuroscience
999, boul. de Maisonneuve Ouest, bureau 550 Montréal (Québec)
H3A 3L4
AUTRES RENSEIGNEMENTS Source de renseignements
supplémentaires à l’intention
des personnes atteintes de SP : Solutions Partagées,
1 800 283-0034.
Rebif (interféron bêta-1a) est un type d’interféron bêta obtenu par génie génétique (série de techniques utilisées
pour réunir des segments d’ADN), à partir de lignées de cellules de mammifères. L’interféron bêta est élaboré de façon naturelle dans l’organisme, en réponse à l’action de divers facteurs déclencheurs, dont les
virus. Rebif exerce ses effets en bloquant l’activité de certaines cellules immunitaires et en limitant leur
passage dans le système nerveux central, où elles participent à la réaction inflammatoire et s’attaquent à la
myéline (gaine isolante qui protège les fibres nerveuses et favorise leur bon fonctionnement).
INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE Santé Canada a homologué Rebif en 1998 pour le traitement des formes récu-rentes de SP (soit des formes caractérisées par des poussées, telles la forme
cyclique (poussées-rémissions) et la forme progressive secondaire qui s’accompagne
de poussées), dans le but de diminuer la fréquence et la gravité des
poussées, de freiner l’aggravation des incapacités physiques, de restreindre le
recours aux stéroïdes, de réduire le nombre d’hospitalisations attribuables à la
SP ainsi que le nombre de lésions cérébrales mises en évidence par l’imagerie
par résonance magnétique (IRM).
La forme cyclique (poussées-rémissions) de SP se caractérise par une alternance
de poussées et de rémissions partielles ou complètes. L’état d’environ la
moitié des personnes atteintes d’une forme cyclique (poussées-rémissions)
commence à se détériorer dans les dix premières années suivant le diagnostic.
Il est alors possible que leurs incapacités s’aggravent progressivement et que
des poussées continuent de survenir. Ce type d’évolution est connue sous le
nom de
« progressive secondaire ».
Rebif n’a pas affecté la progression des incapacités chez les personnes atteintes
d’une forme progressive de SP. Mais selon les essais cliniques, lorsque cette
forme de SP s’accompagne de poussées, Rebif fait diminuer le nombre de
poussées et l’activité IRM de la maladie, comparativement au placebo.
DOSE La dose couramment prescrite est de 44 μg, administrée à raison de trois fois
par semaine. Rebif est également offert à la dose de 22 μg, également administrée
trois fois par semaine.
ADMINISTRATION Rebif est administré par auto-injections sous-cutanées (sous la peau), à raison
de trois fois par semaine. Ce médicament est présenté dans une seringue préremplie.
EFFETS INDÉSIRABLES Les effets indésirables les plus fréquents de Rebif comprennent un syndrome
pseudogrippal (fatigue, frissons, fièvre, douleurs musculaires et sudation) et des
réactions au point d’injection (oedème, rougeur, changement de couleur et
douleur). La plupart d’entre eux ont tendance à disparaître avec le temps.
Parmi les effets indésirables moins fréquents, mentionnons certains troubles du
foie, du sang et de la thyroïde, ainsi que des réactions allergiques et la dépression.
ANTICORPS NEUTRALISANTS Certaines personnes traitées par l’interféron bêta développent des anticorps
neutralisants. On ne sait pas toutefois si ces anticorps « neutralisent » complètement
les bienfaits cliniques du traitement, quoique certaines études aient montré
qu’une augmentation de ces anticorps était associée à une diminution de l’efficacité
du traitement. Les recherches se poursuivent dans ce domaine ainsi que
sur la mise au point d’une méthode standardisée pour déceler ces anticorps.
NUMÉRO D’IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT
Rebif — 22 μg 02237319
Rebif — 44 μg 02237320
Rebif — trousse de départ 02281708
Rebif — cartouche multidose de 66 μg 02318253
Rebif — cartouche multidose de 132 μg 02318261
REMBOURSEMENT DU COÛT Une bonne partie du coût du médicament peut être remboursée aux personnes
qui répondent aux critères de prescription, et ce, en vertu de régimes d’assurance
privée ou collective ou de programmes de médicaments provinciaux.
Le Programme Soutien personnalisé offre une aide financière aux personnes
atteintes de SP qui choisissent de prendre Rebif. Pour en savoir davantage sur
ce programme, veuillez composer le 1 877 777-3243 (service en français) ou le
1 888 677-3243 (service en anglais).
CRITÈRES DE REMBOURSEMENT L’aide financière accordée varie selon les provinces et les assureurs privés. Pour être remboursée, une personne doit, dans la plupart des cas, être atteinte d’une
forme cyclique (poussées-rémissions) active de SP (ayant subi au moins une ou
deux poussées dans l’année ou les deux années avant le début du traitement)
et être ambulatoire. La définition du terme « ambulatoire » varie selon les
programmes de médicaments provinciaux et les régimes d’assurance privée ou
collective. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le remboursement
des traitements de la SP, veuillez communiquer avec votre division, au
1 800 268-7582, ou avec le bureau du gouvernement provincial le plus près de
chez vous (Les
numéros de téléphone sont répertoriés
sousPour obtenir de plus amples renseignements
sur les régimes d’assurance-médicaments
provinciaux).
RÉSULTATS DES Essais cliniques
ESSAIS CLINIQUES
Note : De nombreux essais cliniques ont été menés sur chacun des médicaments
modificateurs de l’évolution de la SP. Nous livrons ci-dessous les résultats
de ceux sur lesquels se sont basés 1) Santé Canada, pour homologuer les
médicaments aux fins de prescription et de vente au Canada, 2) les ministères
provinciaux de la Santé, pour inclure ces médicaments dans leur programme de
médicaments remboursables ou pour élargir leurs critères d’admissibilité.
Essais cliniques sur la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP
Étude PRISMS
PRISMS : Prevention of Relapses and Disability
by Interferon beta-1a Subcutaneously in Multiple Sclerosis (Prévention
des poussées et des incapacités dans la sclérose
en plaques, par des injections sous-cutanées d’interféron
bêta-1a)
L’étude PRISMS a permis de comparer les effets de Rebif administré à deux doses
différentes (44 μg et 22 μg, trois fois par semaine) à ceux d’un placebo (substance
inactive) chez 560 personnes atteintes de la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP. Durant les deux années de l’étude, les deux doses de Rebif se sont
montrées plus efficaces que le placebo quant à la diminution du nombre et de
la fréquence des poussées de SP. Le nombre de poussées a diminué d’environ
un tiers chez les patients qui ont été traités par la dose la plus élevée de Rebif.
De plus, la progression de l’incapacité a été ralentie dans les groupes Rebif, et
la proportion de patients qui n’ont subi aucune poussée était plus élevée dans
ces groupes que dans le groupe placebo13. [PRISMS STUDY GROUP. Lancet,
vol. 352, 1998, p. 1498-1504.] Un autre compte rendu des résultats des
examens d’IRM a révélé que Rebif avait réduit le nombre de lésions cérébrales,
comparativement au placebo14. [LI, D.K., et autres.
Ann Neurol, vol. 46, 1999,
p. 197-206.]
RÉSULTATS DES Essais cliniques : épisode unique évoquant
la SP
ESSAIS CLINIQUES
Étude ETOMS
ETOMS: Effects of Early Treatment on Conversion to Definite
MS (Effets du traitement précoce sur le développement
d’une
SP certaine). Cette étude a porté sur les effets de Rebif sur 308 personnes atteintes de SP,
dont l’état risquait d’évoluer vers une SP cliniquement certaine, mais chez qui la
maladie n’avait pas encore été diagnostiquée. Après deux années de traitement,
les participants du groupe traité étaient moins nombreux (34 pour cent) à
avoir développé une SP cliniquement certaine que ceux du groupe témoin (45
pour cent), ce qui représente une réduction du risque de 24 pour cent. Rebif a
également eu un effet positif sur la fréquence des poussées et sur les résultats
de l’IRM, comparé au placebo15. [COMI, G. et autres.
Lancet, vol. 357, 2001, p. 1576-1582.]
Essais cliniques dans la SP progressive secondaire
Étude SPECTRIMS
SPECTRIMS : Secondary-Progressive Efficacy Clinical Trial
of Recombinant Interferon beta-1a in MS (Essai clinique sur
l’ef.cacité de
l’interféron bêta-1a recombinant dans
la SP progressive secondaire) Dans l’étude SPECTRIMS, 618 personnes atteintes d’une forme progressive
secondaire de SP ont été traitées soit par Rebif soit par un placebo, durant trois
ans. Les résultats montrent que Rebif n’a pas freiné l’évolution de la maladie.
Il a cependant permis de réduire le nombre de poussées de SP16, comparativement
au placebo. [SPECTRIMS STUDY GROUP. Neurology, vol. 56, 2001,
p. 1496-1504.] Il a également été associé à une diminution du nombre de
lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM17. [LI, D.K., et autres. Neurology,
vol. 56, 2001, p. 1505-1513.]
ESSAIS CLINIQUES EN COURS Un certain nombre d’essais
cliniques sur les cinq modi.cateurs de l’évolution
de la SP sont actuellement en cours. Ils ont pour but d’évaluer
l’efficacité de doses différentes de ces
médicaments et de voir si l’association de plusieurs
d’entre eux pourrait être béné.que.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les essais cliniques
en cours, veuillez consulter le site Web de la Société canadienne
de la sclérose en plaques, à l’adresse www.scleroseenplaques.ca,
et cliquer sur « Recherche ».
COMPAGNIE PHARMACEUTIQUE EMD Serono Canada Inc. 1075, chemin
North Service Ouest, bureau 100 Oakville (Ontario) L6M 2G2
AUTRES RENSEIGNEMENTS Source de renseignements supplémentaires à l’intention
des personnes atteintes de SP : Programme Soutien Personnalisé,
au 1 877 777-3243 (service en français) ou 1 888 677-3243
(service en anglais).
Tysabri (natalizumab) est un type de protéine, appelée « anticorps monoclonal », qui est obtenue par génie
génétique (série de techniques utilisées pour réunir des segments d’ADN), à partir de lignées de cellules de
mammifères. Tysabri est le premier agent d’une classe de médicaments appelés « inhibiteurs sélectifs des
molécules d’adhésion ». Chez les patients atteints de SP, les cellules T, qui sont responsables de l’inflammation,
adhèrent à la barrière hémato-encéphalique, grâce à des «molécules adhérentes », les intégrines alpha
4, afin d’entrer dans le système nerveux central. Tysabri se lie aux intégrines alpha 4 et empêche de ce fait
les cellules T de pénétrer dans le système nerveux central pour participer à la réaction inflammatoire et
s’attaquer à la myéline (gaine isolante qui protège les fibres nerveuses et favorise leur bon fonctionnement).
INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE Santé Canada a homologué Tysabri en 2006 pour le traitement de la forme
cyclique (poussées-rémissions) de SP, dans le but de diminuer la fréquence des
poussées de SP, de freiner la progression de la maladie et de réduire le nombre
et le volume des lésions cérébrales mises en évidence par l’imagerie par résonance
magnétique (IRM).
Tysabri est indiqué en monothérapie (autrement dit, il ne doit pas être associé
à d’autres traitements de la SP). Il est généralement recommandé chez les
personnes atteintes de SP qui ne répondent pas bien aux autres traitements
modificateurs de l’évolution de la SP ou qui ne les tolèrent pas. Ces restrictions
sont dues au fait que le traitement par Tysabri augmente le risque de leucoencéphalopathie
multifocale progressive (LEMP). La LEMP est une affection cérébrale
rare causée par une infection à virus JC. Elle peut entraîner de sévères
incapacités, voire la mort. Cette maladie survient généralement chez les
personnes dont le système immunitaire est affaibli. On a signalé trois cas de
LEMP dans les essais cliniques menés sur Tysabri. Deux de ces patients sont
décédés : le premier suivait un traitement associant Tysabri et Avonex ; le
second était atteint de la maladie de Crohn et prenait des immunosuppresseurs
(médicaments qui affaiblissent le système immunitaire). Dix autres cas de LEMP
ont été rapportés jusqu’à maintenant (juillet 2009). On a estimé que le risque
de LEMP était de 1 pour 1000 (0,1 pour cent) chez des personnes traitées par
Tysabri pendant une période de 18 mois18. Une vaste étude (TYGRIS) en cours
a pour but de mesurer le risque de LEMP chez les personnes traitées par le
natalizumab en monothérapie durant plusieurs années. Il n’existe aucun traitement
contre la LEMP. Les fabricants de Tysabri recommandent aux patients
qui prennent ce médicament de s’inscrire au Programme de soins Tysabri,
au 1 888 827-2827.
DOSE La dose de Tysabri recommandée est de 300 mg toutes les 4 semaines.
ADMINISTRATION Tysabri est administré par perfusion intraveineuse (injection lente et continue
dans une veine) par un professionnel de la santé dans un centre de perfusion.
EFFETS INDÉSIRABLES
Les effets indésirables graves qui sont survenus le plus souvent sont les réactions
allergiques (éruptions cutanés, oedème, difficulté à respirer). On a signalé trois
cas de LEMP; deux des patients sont morts. Le traitement par Tysabri a également été associé à des réactions liées à la perfusion (maux de tête, étourdissements,
fatigue, éruptions cutanées). Parmi les effets indésirables moins fréquents,
mentionnons l’anémie, la toux, les crampes musculaires et la dépression.
Le traitement par Tysabri (natalizumab) a été associé à l’accroissement du
risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), maladie
potentiellement invalidante ou fatale. Les professionnels de la santé doivent
suivre de près les personnes traitées par Tysabri afin de déceler tout signe
ou symptôme évocateur de la LEMP. Le cas échéant, le traitement doit être
cessé immédiatement.
ANTICORPS NEUTRALISANTS Certaines personnes traitées par Tysabri développent des anticorps neutralisants. L’augmentation du nombre d’anticorps dirigés contre Tysabri a été associée
à une diminution de l’efficacité du traitement et à une augmentation du
risque de réactions d’hypersensibilité et (ou) de réactions liées à la perfusion
(frissons, nausées/vomissements et bouffées vasomotrices). Il convient d’effectuer
des tests de dépistage d’anticorps, si on soupçonne qu’il y a eu production
d’anticorps neutralisants. Ce phénomène peut être passager, mais s’il persiste,
il faut envisager de cesser le traitement par Tysabri.
NUMÉRO D’IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT 02286386
REMBOURSEMENT DU COÛT Une partie du coût du médicament peut être remboursée aux personnes qui
répondent aux critères de prescription, et ce, en vertu de régimes d’assurance
privée ou collective. Les personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter Tysabri
peuvent recevoir une aide financière dans le cadre du Programme de soins
Tysabri. Pour en apprendre davantage, composez le 1 888 827-2827.
CRITÈRES DE REMBOURSEMENT L’aide financière accordée varie selon les provinces et les assureurs privés. Pour être remboursée, une personne doit, dans la plupart des cas, être atteinte d’une
forme cyclique (poussées-rémissions) active de SP (ayant subi au moins une ou
deux poussées dans l’année ou les deux années avant le début du traitement)
et être ambulatoire. La définition du terme « ambulatoire » varie selon les
programmes de médicaments provinciaux et les régimes d’assurance privée ou
collective. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le remboursement
des traitements de la SP, veuillez communiquer avec votre division, au
1 800 268-7582, ou avec le bureau du gouvernement provincial le plus près de
chez vous (Les
numéros de téléphone sont répertoriés
sousPour obtenir de plus amples renseignements
sur les régimes d’assurance-médicaments
provinciaux).
RÉSULTATS DES ESSAIS CLINIQUES
Essais cliniques
Note : De nombreux essais cliniques ont été menés sur chacun des médicaments
modificateurs de l’évolution de la SP. Nous livrons ci-dessous les résultats
de ceux sur lesquels se sont basés 1) Santé Canada, pour homologuer les
médicaments aux fins de prescription et de vente au Canada, 2) les ministères
provinciaux de la Santé, pour inclure ces médicaments dans leur programme de
médicaments remboursables ou pour élargir leurs critères d’admissibilité.
Essais cliniques sur la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP
Étude AFFIRM
AFFIRM : Natalizumab Safety and Efficacy
in Relapsing Remitting Multiple Sclerosis (Innocuité et
efficacité du
natalizumab chez les personnes présentant une forme cyclique
de SP)
Dans cet essai, 942 personnes présentant une forme cyclique (pousséesrémissions)
de SP ont été traitées par Tysabri ou ont pris un placebo (substance
inactive), pendant plus de trois ans. D’après les résultats de l’essai, Tysabri a
permis de réduire le risque d’une progression soutenue de l’incapacité et de
réduire de 68 pour cent la fréquence annuelle des poussées, comparativement
au placebo. De plus, le nombre de lésions cérébrales mises en évidence par
l’IRM était moins élevé dans le groupe Tysabri19. [POLMAN, C.H., et autres. N
Engl J Med, vol. 354, 2006, p. 899-910.]
Étude SENTINEL
SENTINEL : Safety and Efficacy of Natalizumab
in Combination with Interferon Beta-1a in Patients with Relapsing
Remitting Multiple Sclerosis (Innocuité et efficacité du
natalizumab administré en association avec l’interféron
bêta-1a chez les personnes présentant une forme
cyclique de SP)
Cette étude visait à évaluer l’innocuité d’un traitement associant Tysabri et
Avonex ainsi que l’efficacité d’un tel traitement par rapport à celle d’Avonex
utilisé en monothérapie. En tout, 1171 personnes traitées par Avonex ont reçu
soit Tysabri, soit un placebo par perfusion intraveineuse pendant une période
pouvant aller jusqu’à 120 semaines. On a mis fin à l’étude un mois avant la date
prévue, après que deux cas de LEMP ont été signalés. À la fin de la première et
de la deuxième année de traitement, l’association Tysabri/Avonex avait réduit la
fréquence annuelle des poussées de 54 pour cent, comparativement à Avonex
administré seul. Après deux ans de traitement, le risque de progression de la SP
avait diminué chez les sujets qui prenaient le traitement d’association. Ce
dernier a également réduit le nombre de lésions cérébrales mises en évidence
par l’IRM, comparativement à Avonex utilisé en monothérapie20. [RUDICK, R.A., et autres.
N Engl J Med, vol. 354, 2006, p. 911-923.]
ESSAIS CLINIQUES EN COURS Un certain nombre d’essais
cliniques sur les cinq modificateurs de l’évolution
de la SP sont présentement en cours. Ils ont pour but
d’évaluer l’efficacité de doses différentes
de ces médicaments et de voir si l’association
de plusieurs d’entre eux pourrait être bénéfique.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les essais cliniques
en cours, veuillez consulter le site Web de la Société canadienne
de la sclérose en plaques, à l’adresse www.scleroseenplaques.ca,
et cliquer sur « Recherche ».
COMPAGNIE PHARMACEUTIQUE Biogen Idec Canada Inc. 3, Robert
Speck Parkway Mississauga (Ontario) L4Z 2G5
AUTRES RENSEIGNEMENTS Source de renseignements supplémentaires à l’intention
des personnes atteintes de SP : Programme de soins Tysabri,
1 888 827-2827.
JACOBS L.D., COOKFAIR, D.L., RUDICK, R.A.,
et autres. « Intramuscular interferon beta-1a for
disease progression in relapsing multiple sclerosis »,
The Multiple Sclerosis Collaborative Research Group (MSCRG)
(Groupe de
recherche coopérative sur la sclérose en plaques),
Ann Neurol, vol. 39, 1996, p. 285-294.
JACOBS L.D., BECK, R.W., SIMON, J.H., et autres. « Intramuscular
interferon beta-1a therapy initiated during a first demyelinating
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de l’étude CHAMPS), N Engl J Med, vol. 343, 2000,
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beta-1b is effective in relapsing-remitting multiple sclerosis.
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placebo-controlled trial », Neurology, vol. 43, 1993,
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PATY, D.W. et D.K. LI. « Interferon beta-1b is effective
in relapsing-remitting multiple sclerosis. II. MRI analysis
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dans la SP et Groupe de recherche sur le rôle de l’interféron
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RUDICK, R.A., STUART, W.H., CALABRESI, P.A., et autres. « Natalizumab
plus interferon beta-1a for relapsing multiple sclerosis »,
N Engl J Med, vol. 354, 2006, p. 911-923.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les régimes d’assurance-médicaments provinciaux
Alberta Croix Bleue de l’Alberta : 1
800 661-6995
Colombie-Britannique
Pharmacare Special Authority Process :
1 800 554-0250
Île-du-Prince-Édouard
MS Program : 1 877 577-3737 ou 902 368-4947
Manitoba
Pharmacare Exceptional Drug Status : 204 788-6388
Nouveau-Brunswick
MS Prescription Drug Program : 1 800 332-3692
ou 506 867-4515
Nouvelle-Écosse
Special MS Therapy Program MS Clinic
: 902 422-7817
Ontario
Programme de médicaments de l’Ontario – Mécanisme
de la Section 8 : 1 866 811-9893 ou 416 327-8109
Québec
Régie de l’assurance-maladie du
Québec (RAMQ) – service de l’expertise pharmaceutique
: 1 800 561-9749 ou 514 864-3411
Saskatchewan
MS Drugs Program : 306 655-8400
Terre-Neuve et Labrador
Prescription Drug Program : 709 729-6507