Les troubles intestinaux sont passablement fréquents chez les personnes atteintes de SP, la constipation figurant en tête de liste. La diarrhée et l’incontinence intestinale sont plus rares et surviennent souvent de manière isolée. Ces symptômes peuvent généralement être soulagés par l’adoption de bonnes habitudes : régime alimentaire approprié, horaire régulier d’évacuation des selles, absorption suffisante de liquides et activité physique. Le recours à des médicaments peut s’avérer nécessaire, dans certains cas. Tout changement dans la fonction intestinale doit être signalé au médecin, qui pourra voir s’il est causé ou non par la SP.
Constipation
La constipation est le symptôme intestinal le plus répandu chez les personnes atteintes de SP. Elle est provoquée par l’interruption de l’activité neuronale contrôlant les muscles des sphincters anaux interne et externe ainsi que par le dysfonctionnement des intestins. Parmi les facteurs aggravants, mentionnons une diminution de la mobilité et de l’activité physique et une insuffisance de l’apport liquidien. Il est à conseiller aux personnes présentant ce symptôme d’adopter un horaire régulier d’évacuation des selles, soit de 20 à 30 minutes après un repas, à la même heure chaque jour, et de suivre, au besoin, un programme de réentraînement intestinal. Lorsque l’apport en liquides est accru, les suppléments de fibres alimentaires, les substances mucilagineuses et les émollients peuvent se révéler utiles. Mais étant donné que les laxatifs perdent de leur efficacité au fil du temps et que la dose doit être continuellement augmentée pour obtenir les mêmes résultats, ils ne devraient être employés qu’en dernier recours.
Diarrhée et incontinence
L’incontinence fécale peut être due à une obstruction intestinale accompagnée d’un écoulement continu de selles molles. Dans ce cas, il faut d’abord éliminer l’obstruction (un lavement ou l’extraction manuelle du fécalome peuvent s’avérer nécessaires), puis traiter la cause sous-jacente, en l’occurrence la constipation. Lorsque l’incontinence fécale survient en l’absence de constipation ou d’obstruction intestinale, il convient de passer en revue le régime alimentaire de la personne afin d’en éliminer les aliments épicés et irritants. Comme pour tout autre changement dans la fonction intestinale, le médecin doit s’assurer que toutes les causes possibles de la diarrhée ou de l’incontinence sont éliminées avant de les imputer à la SP.
Principaux professionnels de la santé
Généraliste, infirmière spécialisée en SP, nutritionniste, pharmacien ou, au besoin, gastroentérologue.
Prise en charge des symptômes
Toute modification de la fonction intestinale devrait faire l’objet d’une évaluation afin de voir si elle est causée ou non par la SP et de procéder aux examens de dépistage des maladies intestinales, adaptés à l’âge du patient.
La plupart des gens verront leur état s’améliorer dans les trois ou quatre semaines suivant l’adoption des bonnes habitudes suggérées. Une fonction intestinale « normale » n’est pas définie par l’évacuation quotidienne des selles, mais plutôt par la régularité intestinale maîtrisée par la personne.
Les traitements pharmacologiques ne devraient être employés qu’en dernier recours. Ils peuvent comprendre des suppléments de fibres alimentaires et des agents mucilagineux, des émollients fécaux ainsi que des lubrifiants et des stimulants.
Site Web de la Société canadienne de la SP qui contient de l’information sur des sujets variés, fournie par des spécialistes nord-américains aux domaines d’expertise divers en réponse aux questions posées par des personnes atteintes de SP.